CultivatingPâturage tournant

Le pâturage tournant

Notre modèle d’agriculture… le pâturage tournant
Le pâturage tournant a pour modèle naturel, la migration des grands troupeaux de bisons nord-américains qui remontent vers le nord au printemps. Les grandes plaines où se trouve l’herbe fraîche est de qualité pour le lait des petits qui viennent de naître. Les troupeaux redescendent ensuite pour hiverner plus au sud en mangeant les repousses pour se préparer à hiverner.
 Au sein de l’exploitation All’herbe, les vaches sont conduites sous la méthode de pâturage tournant qui « sédentarise » ce principe des grands troupeaux d’herbivores.
 Le principe consiste à mettre un lot important de vaches sur une petite surface afin qu’elles puissent consommer entièrement dans la journée la quantité d’herbe fraîche mise à leur disposition.
Les prairies sont découpées en petites parcelles au sein desquelles les vaches évoluent. Une petite parcelle est créée pour chaque lot pour 24 heures.
Ainsi nos vaches ont une nouvelle parcelle chaque matin. Nous leur servons une « assiette fraîche et propre » tous les jours.
Suivant l’année, les vaches peuvent revenir entre 8 et 11 fois sur chaque parcelle, broutant ainsi de l’herbe fraîchement repoussée et appétante. Le délai de rentrée sur une parcelle varie entre 18 jours en période de forte croissance de l’herbe (printemps) et 60 jours sur des périodes de moindre pousse (hiver/été).
Outre l’aspect « assiette propre » le pâturage tournant sur 24 heures permet un stress limité pour les plantes. Le piétinement et la section des plantes lors du pâturage par les animaux, entraînent des lésions à la plante qui, les trois premiers jours, se met en blocage de stress, c’est-à-dire qu’elle ne va plus pousser.
Au bout de 3 jours elle va commencer à refaire des feuilles en puisant dans ses réserves des racines. À partir de 10 jours les nouvelles feuilles vont commencer leur production de photosynthèse pour assurer le développement de la plante et recharger les réserves racinaires.
Le fait de laisser plus de 3 jours les animaux sur la même parcelle entraîne chez les animaux un comportement consistant à se nourrir du plus riche et du plus tendre, c’est-à-dire ce qui est en train de redémarrer.
La plante aura donc à nouveau besoin de puiser dans ces réserves racinaires pour redémarrer une seconde fois et ainsi de suite si l’opération se renouvelle par des animaux laissés plusieurs semaines dans la même parcelle.
Cet épuisement des réserves racinaires s’appelle le surpâturage, qui en réduisant la masse racinaire va rendre la plante plus sensible aux aléas climatiques, sécheresse comme excès d’eau, pouvant aller jusqu’à la mort de plante et de la prairie.
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